Les directs YouTube comptent-ils pour les 4 000 heures ? La méthode complète pour obtenir le YPP en direct vertical
Pour rejoindre le Programme Partenaire YouTube (YPP), on connaît généralement deux voies : atteindre 10 millions de vues avec des Shorts, ou cumuler 4 000 heures de visionnage avec des vidéos longues. Peu de gens le mentionnent, mais il existe en réalité une troisième voie : le direct.
Pour rejoindre le Programme Partenaire YouTube (YPP), on connaît généralement deux voies : atteindre 10 millions de vues avec des Shorts, ou cumuler 4 000 heures de visionnage avec des vidéos longues. Peu de gens le mentionnent, mais il existe en réalité une troisième voie : le direct.
Autour du Nouvel An chinois 2025, nous avons commencé à tester les directs YouTube, sur 100 comptes au total. Trois mois plus tard, près de 80 d'entre eux avaient atteint 4 000 heures de visionnage et obtenu le YPP. Ceux qui ont déjà travaillé sur YouTube savent ce que représente une telle proportion.
Bien sûr, de tels résultats ne pouvaient pas durer éternellement. L'âge d'or, où l'argent se ramassait presque par terre, s'est concentré entre février et avril 2025. Après plus d'un an d'expérimentation, mon avis est le suivant : le direct YouTube n'en est plus au stade des débuts, où diffuser n'importe quoi suffisait à recevoir des centaines de milliers de vues, mais au second semestre 2026, il reste un océan bleu, avec encore beaucoup de potentiel à exploiter. Vous verrez plus bas de nombreux exemples, dont le contenu est à la portée de n'importe qui.
Cet article aborde quatre points : pourquoi le direct permet d'obtenir le YPP, comment trouver une niche, d'où vient le contenu, et combien de temps il faut après le lancement pour commencer à avoir du trafic.
I. Pourquoi le direct permet d'obtenir le YPP
1. Les conditions du YPP
Commençons par rappeler brièvement les conditions de monétisation de YouTube. Pour gagner des revenus publicitaires grâce aux vues, il faut remplir deux conditions à la fois :
- Au moins 1 000 abonnés ;
- 10 millions de vues publiques valides de Shorts au cours des 90 derniers jours, ou 4 000 heures de visionnage publiques valides de vidéos longues au cours des 12 derniers mois (la durée de visionnage des Shorts ne compte pas).
Une fois ces conditions remplies, vous pouvez demander à rejoindre le YPP ; si votre candidature est validée, vous touchez une part des revenus publicitaires.
2. Les heures de direct comptent-elles pour les 4 000 heures ?
Le direct n'est ni un Short, ni une vidéo longue classique : sa durée de visionnage compte-t-elle vraiment ?
Les précisions officielles que nous avons consultées n'indiquent que deux choses : la durée de visionnage des vidéos longues compte, celle des directs non publics ne compte pas. Quant aux directs publics, les règles ne disent rien d'explicite. C'est aussi pour cela qu'on trouve très peu de retours publics sur « obtenir le YPP grâce au direct ».
Pendant le Nouvel An chinois 2025, nous avons fait des tests, et notre conclusion est la suivante : la durée des directs compte bien dans la durée de visionnage valide, mais pas dans tous les cas. Nous avons identifié trois conditions :
- Le direct doit être public. Sur certains comptes, les directs sont en mode privé par défaut : il faut les passer manuellement en public.
- Un direct ne doit pas dépasser 12 heures. Au-delà de 12 heures, l'intégralité du direct est exclue du décompte des heures du YPP.
- Aucune infraction. Par exemple, si de la musique protégée par des droits d'auteur est diffusée pendant le direct et entraîne un avertissement pour non-respect du Règlement de la communauté, ce direct n'est pas pris en compte dans la durée de visionnage.
3. Pourquoi des contenus ordinaires atteignent le million de vues
Les règles étant claires, la question suivante vient naturellement : le direct ne semble pas simple du tout, alors comment cumuler 4 000 heures ?
Commençons par quelques directs récents :
- Une personne qui se filme face caméra, direct de 4 minutes, chaîne toute neuve, 1,8 million de vues ;
- La même personne qui continue de se filmer, cette fois en extérieur, toujours sur une chaîne toute neuve, direct de 4 minutes, 2 millions de vues ;
- Un stand de rue en Chine qui prépare des burgers aux œufs, nouvelle chaîne, 12 millions de vues ;
- Un stand de rue qui prépare des crêpes chinoises, petite chaîne, 3,2 millions de vues ;
- Un stand de rue qui prépare du riz sauté, petite chaîne, 9 millions de vues.
Laissons le contenu de côté et regardons seulement les vues et le nombre d'abonnés. Si vous avez déjà fait du direct en Chine, vous savez ce que représente un million de vues. Ces chaînes n'ont que 1 000 à 2 000 abonnés, 10 000 à 20 000 au maximum. Sur Douyin, un créateur avec 10 000 ou 20 000 abonnés ne peut pas atteindre 10 000 spectateurs simultanés et un million de vues, à moins de surfer sur une actualité énorme.
Regardons maintenant le contenu. Ces directs, pourriez-vous les filmer vous-même ? Oui, tout le monde le peut. Ce n'est pas un contenu rare qui demanderait des compétences techniques ou de tournage : ce ne sont que des selfies ordinaires et des stands de rue mis en scène. Le même contenu publié en Shorts ou en vidéo longue sur YouTube n'atteindrait probablement même pas 1 000 vues.
Pourtant, en direct sur YouTube, ce sont des succès phénoménaux. La raison : YouTube soutient le direct, a intégré les directs verticaux au pool de trafic des Shorts, et les directs verticaux manquent cruellement de contenu. Tous les exemples ci-dessus sont des directs verticaux.
Voici la répartition des sources de trafic de l'un de nos directs à 300 000 vues. Le mode de distribution traditionnel des directs horizontaux, c'est-à-dire les clics issus des impressions de miniatures, n'a représenté que 71 clics ; 41 % du trafic provient du flux Shorts, ce qui montre que YouTube attribue une partie du pool de trafic des Shorts aux directs verticaux. Les YouTube Shorts dépassent les 200 milliards de vues par jour : la base est énorme.
Par ailleurs, 57 % proviennent du « flux de diffusions en direct verticales », une source de trafic que YouTube a ajoutée spécialement pour promouvoir les directs. À titre de comparaison, lors d'un direct fin janvier 2025, 96 % du trafic venait du flux Shorts, et le « flux de diffusions en direct verticales » ne représentait que 0,4 %.
En résumé, si le direct permet d'obtenir le YPP, c'est pour deux raisons essentielles :
- La durée de visionnage cumulée par les directs verticaux compte pour l'exigence des 4 000 heures ;
- Les directs verticaux manquent de contenu de qualité et la plateforme les soutient fortement : même un contenu simple peut donc obtenir beaucoup de trafic.
Voici de vraies données de tableau de bord de directs qui, à eux seuls, ont cumulé 3 000 à 4 000 heures de visionnage chacun. Les deux directs ont été maintenus sous la barre des 12 heures.
II. Combien d'heures de direct pour atteindre 4 000 heures ?
Le calcul de la durée de visionnage est simple : spectateurs simultanés × durée du direct = durée de visionnage.
Si un direct a régulièrement 100 spectateurs simultanés pendant 1 heure, cela fait 100 heures de visionnage. Le temps que chaque spectateur passe individuellement ne change rien à ce résultat. Selon ce calcul, avec 100 spectateurs simultanés, 40 heures de direct suffisent pour atteindre 4 000 heures.
Mais attention à deux points :
- Le nombre de spectateurs actuellement affiché sur les directs est gonflé : je conseille de le diviser par deux. Avec 50 spectateurs réels, il faut environ 80 heures de direct.
- Un direct ne pouvant pas dépasser 12 heures, il faut répartir ces heures sur au moins 7 directs environ.
Augmenter le nombre de spectateurs simultanés et allonger le temps que les spectateurs restent sur le direct permettent tous deux d'atteindre l'objectif plus vite.
III. Comment trouver une niche de direct prometteuse
Avant de lancer un direct, l'étape la plus importante est le choix de la niche. Avec la bonne, même une nouvelle chaîne peut réunir plusieurs millions de vues en un mois ; avec la mauvaise, vous aurez beau multiplier les comptes et les heures de direct, vous ne ferez qu'accumuler des heures à zéro vue. Ce chapitre aborde cinq points : ce que recouvre vraiment une niche, à quoi ressemble une niche prometteuse, où la trouver, comment l'analyser et l'évaluer, et comment la valider au moindre coût.
1. D'abord, soyons clairs : une niche de direct est un « format », pas une grande catégorie
Quand on parle de niche, beaucoup pensent à de grandes catégories comme « cuisine », « jeux vidéo » ou « plein air ». Mais pour les directs verticaux, ce niveau de détail est bien trop grossier. Ce qui détermine vraiment le trafic, c'est un format reproductible : ce qu'on voit à l'image, ce que fait la personne, et quel résultat le spectateur attend.
Prenons un exemple : « plein air » n'est pas une niche ; « enterrer des snacks dans la boue, arroser, puis les déterrer, ou faire pousser grâce à des effets spéciaux un arbre couvert de snacks », ça, c'en est une.
Nous avons compilé 100 rediffusions de directs verticaux très regardés issus de chaînes à faible nombre d'abonnés, sur le dernier mois : lancés entre le 12 septembre et le 10 octobre 2026, sur des chaînes comptant toutes moins de 10 000 abonnés, avec entre 2,84 millions et 24,68 millions de vues par rediffusion. À lui seul, le format « sketchs en extérieur » en représente 41, issus de 34 chaînes différentes, soit 46 % du total des vues.
Un même format a apporté des vues par millions à 34 chaînes différentes : c'est la preuve que la plateforme pousse le format lui-même, et non une chaîne en particulier. Trouver une niche revient donc, au fond, à trouver « un format que la plateforme est en train de pousser ».
Pour qu'un format soit exploitable, il faut au minimum pouvoir préciser quatre choses :
| Élément | Question à se poser | Exemple : « chasse au trésor enterré en plein air » |
|---|---|---|
| Sujet à l'image | Que voit-on en permanence à l'écran ? | De la terre rouge, une flaque de boue, une paire de mains |
| Déroulement de l'action | Quelle action le spectateur regarde-t-il ? | Creuser un trou, enterrer un objet, arroser, puis déterrer |
| Point d'attente | Pourquoi le spectateur ne fait-il pas défiler ? | Ce qui va être déterré, et si quelque chose va pousser |
| Unité de boucle | Que raconte une séquence, et peut-on enchaîner ? | Une séquence raconte un enfouissement et sa révélation ; en changeant d'accessoire, on obtient la séquence suivante |
Ce n'est que lorsque vous pouvez décrire clairement un direct avec ce tableau que vous avez vraiment trouvé une niche.
2. Une niche prometteuse présente généralement six caractéristiques
① Une demande durable. La plupart des niches de direct ont toujours du trafic ; seul le niveau de concurrence varie avec le temps. Aide à l'endormissement, anti-stress, curiosités insolites, animations pour jeunes enfants, préparation culinaire : ces besoins ne disparaîtront pas. Plutôt que de courir après une tendance soudaine, il est plus sûr de chercher de nouveaux formats au sein d'une demande durable.
② Même les petites chaînes peuvent exploser. C'est le signal le plus direct que « la plateforme pousse le format ». Pour les 100 directs mentionnés plus haut, le nombre de vues représente en médiane environ 1 400 fois le nombre d'abonnés. Dans cet échantillon, le nombre d'abonnés n'a presque aucun effet sur les vues : pour les chaînes de moins de 3 000 abonnés, la médiane des vues par direct est de 3,7 millions ; pour celles de plus de 5 000 abonnés, elle est de 3,99 millions. Parmi eux, 37 directs proviennent de chaînes créées à partir de juillet 2026, avec une médiane de 4,18 millions de vues, pas moins que les chaînes plus anciennes ; et pour 19 autres, moins de 30 jours se sont écoulés entre la création de la chaîne et le direct. Si, dans une niche, seules les grosses chaînes explosent et que les petites n'ont généralement aucun trafic, elle n'est pas favorable aux nouveaux venus.
③ Une concurrence pas encore saturée. Regardez combien de directs diffusent le même format et comment se répartissent les spectateurs. Si le direct en tête a plusieurs milliers de spectateurs simultanés et que tous les autres sont à moins de dix, le trafic est concentré sur quelques comptes ; si plusieurs directs ont chacun de quelques dizaines à une centaine de spectateurs, sur des chaînes qui ont toutes peu d'abonnés, le trafic de ce format continue de se répartir.
④ Une production durable. Un direct dure longtemps, la matière doit suivre. Un bon format se décline en de nombreuses variantes : rien que pour les sketchs en extérieur, les 100 exemples incluent des snacks enterrés, des arbres à snacks qui poussent, des arbres à cola, des arbres à biscuits, des plantes à bonbons, des jouets déterrés et des œufs colorés déterrés ; la structure reste la même, seuls les accessoires changent. Un format qui ne permet de tourner qu'une ou deux vidéos ne peut pas faire vivre un direct.
⑤ Un mode de visionnage adapté au direct. Les directs verticaux apparaissent dans le flux des Shorts, et le spectateur décide en une ou deux secondes s'il s'arrête. Les formats adaptés au direct ont généralement ces caractéristiques : pas besoin de comprendre la langue, on voit immédiatement ce qui se passe, le processus crée du suspense ou un effet anti-stress, et l'image peut tourner en boucle indéfiniment. Sur notre site, nous avons analysé un direct de bruit blanc montrant un village miniature, qui a obtenu 12 millions de vues en une semaine ; sa réussite tient à trois éléments : un décor stable, des sons naturels continus et un mouvement visuel qui peut tourner en boucle (Direct de paysage rural miniature : 12 millions de vues en une semaine grâce au bruit blanc ASMR).
⑥ Des risques maîtrisables. La musique protégée par des droits d'auteur, les contenus utilisés sans autorisation, ou une même séquence répétée en boucle en changeant seulement les couleurs peuvent tous poser problème lors de l'examen YPP qui suivra. Dès le choix de la niche, réfléchissez à la provenance de vos contenus.
3. Où trouver des niches candidates : cinq canaux
Canal 1 : la recherche YouTube, en classant les directs par popularité
Recherchez directement un mot-clé sur YouTube, cliquez sur « Filtres » en haut à droite, activez « En direct » dans « Caractéristiques », puis sélectionnez « Popularité » sous « Priorité ». Les directs correspondant à ce mot-clé s'affichent alors classés par popularité.
Pour choisir les mots-clés, il y a trois approches :
- Mots de contenu : street food, cooking, fishing, cartoon, toys, etc. Commencez par cerner quels directs existent dans une grande catégorie.
- Mots de format : ASMR, satisfying, survival skills, bushcraft, DIY, trap, etc. Les titres de nombreux directs verticaux empilent ces mots. Dans les 100 exemples, 65 titres contiennent survival ou bushcraft, même lorsque le contenu est en réalité un sketch fantaisiste où l'on plante des snacks et où pousse un arbre à snacks. Les directs d'un même format utilisent des titres très similaires : en suivant ces mots, on peut souvent retrouver tous les directs du format.
- Mots de longue traîne : ajoutez un objet précis aux deux premiers types de mots, par exemple crab hole, bird trap, seed peeling, soap. Plus c'est précis, plus il est facile de trouver des sous-formats encore peu exploités.
Une fois les résultats affichés, distinguez les directs « en cours » des « rediffusions » : le nombre de spectateurs d'un direct en cours indique si ce format a du trafic en ce moment ; les vues cumulées d'une rediffusion indiquent s'il a explosé ces derniers temps. Il faut regarder les deux pour savoir si ce format est en pleine ascension ou s'il est déjà passé.
Canal 2 : faire défiler directement le flux Shorts
La majeure partie du trafic des directs verticaux provient du flux Shorts et du « flux de diffusions en direct verticales ». La méthode la plus directe consiste donc à faire défiler les Shorts comme un spectateur ordinaire : dès que vous tombez sur un direct vertical, arrêtez-vous et notez ce qu'il diffuse, combien de spectateurs il a et combien d'abonnés compte la chaîne.
Ce que vous voyez défiler, c'est ce que la plateforme pousse à cet instant. Je conseille d'utiliser un compte proche de votre public cible : par exemple, si vous visez un public international, n'utilisez pas un compte dont les recommandations sont entièrement en chinois. Faites défiler 20 minutes par jour, à heure fixe, pendant une semaine, et vous aurez une idée très concrète des formats qui sont actuellement poussés.
Canal 3 : revisiter les niches qui ont explosé par le passé
Comme dit plus haut, la plupart des niches de direct ont toujours du trafic. Dressez une liste des formats qui ont explosé par le passé et refaites la recherche de temps en temps pour voir si quelqu'un les diffuse encore, et avec combien de spectateurs. Par exemple, la cuisine de stands de rue, les petits jeux de fusion et les mochis faits main mentionnés dans cet article ; ou encore ce que nous avons consigné dans nos observations de sujets de septembre : un direct de stand de malatang avec 12 millions de vues en 4 jours, un direct ASMR de poisson frit dans la rue avec 8 millions de vues en 10 jours, un direct ASMR de jouets filmés en conditions réelles avec 10 millions de vues en 2 jours (Observation des sujets YouTube de septembre 2026 : analyse de 15 Shorts et directs à forte audience).
Canal 4 : partir des formats de Shorts qui ont déjà explosé
Beaucoup de directs verticaux ne sont en fait que des extraits courts d'un format de Shorts, enchaînés et diffusés en boucle. Dans les 100 exemples, les directs du type dessin animé « sirop ou piqûre » ont directement le hashtag #shorts dans leur titre. Lorsqu'un format a déjà fait ses preuves en Shorts, le transposer en direct augmente nettement les chances de succès.
Pour repérer les formats de Shorts qui explosent, vous pouvez utiliser les classements des tendances et la recherche par mot-clé de ShortsMonkey, en vous concentrant sur les vidéos de petites chaînes dont les vues dépassent largement le nombre d'abonnés. Si un format revient régulièrement avec de fortes audiences sur plusieurs petites chaînes, cela vaut la peine de vérifier s'il existe des directs correspondants.
Canal 5 : créer des sous-niches et des variantes au sein des niches existantes
Prenons l'exemple de chinese food : c'est déjà une niche de direct au trafic considérable, mais presque tous les directs portent sur la street food, c'est-à-dire les stands de rue. Alors, la cuisine artisanale, les cuisines de vrais restaurants, ou les snacks traditionnels de rue comme les peintures en sucre et les figurines en sucre soufflé, est-ce que ça peut marcher ? Personne ne peut y répondre directement : il faut tester soi-même, et heureusement, les tests coûtent peu. Par exemple, nous avons testé un direct de fabrication de mochis faits main, et il a explosé lui aussi.
Pour créer des variantes, une méthode très efficace : décomposer un format en plusieurs variables et n'en changer qu'une à la fois. Par exemple, un direct de mod de jeu vidéo peut se décomposer en trois variables : personnage, véhicule et circuit. En en gardant deux et en n'en changeant qu'une, on voit clairement quelle variable génère le trafic (Comment repérer des opportunités grâce aux chaînes de votre niche : analyse d'un mod GTA de super-héros). Il en va de même pour les sketchs en extérieur : la structure de l'action reste identique, et en remplaçant les snacks par du cola, des biscuits, des bonbons, des jouets ou des œufs colorés, on obtient une nouvelle série de variantes.
4. Analyser un direct de référence : quoi regarder, quoi noter
Une fois que vous avez trouvé des directs candidats, ne décidez pas après un simple coup d'œil au nombre de vues. Je conseille de noter chaque référence selon le tableau ci-dessous :
| Dimension | Ce qu'il faut regarder | Comment l'évaluer |
|---|---|---|
| Première seconde | Ce qu'on voit au premier coup d'œil en tombant dessus | S'il se comprend sans le son ni les sous-titres, il convient au flux Shorts |
| Structure du contenu | « Processus puis révélation », « choix puis résultat », ou pure boucle | Une structure avec un point d'attente retient les spectateurs plus longtemps |
| Durée de la boucle | Durée d'une séquence, fréquence de répétition | Plus c'est court, plus il est facile de créer des variantes, mais une même séquence diffusée en boucle risque d'être jugée répétitive |
| Dépendance à la langue | Y a-t-il des dialogues, dans quelle langue sont les sous-titres ? | Sans dialogue, on touche plus facilement le monde entier ; avec de la langue, il faut tenir compte de la région ciblée |
| Qualité et format d'image | Est-ce du 9:16, quelle résolution ? | Dans les 100 exemples, un tiers sont en 720×1280 : la qualité d'image n'est pas un obstacle, le format vertical, si |
| Mots du titre | Quels mots reviennent dans les titres | Notez le « vocabulaire habituel » de ce format, et reprenez-le dans vos propres titres |
| Performances | Spectateurs simultanés, vues de la rediffusion, abonnés de la chaîne, date de création | Si des chaînes récentes avec peu d'abonnés obtiennent aussi beaucoup de vues, c'est que le format lui-même est poussé |
| Stabilité | Les derniers directs de la même chaîne, les autres chaînes du même format | Un seul succès peut être un hasard ; si plusieurs directs et plusieurs chaînes explosent, c'est le format qui fonctionne |
Un mot de plus sur la stabilité : dans les 100 exemples, 11 chaînes apparaissent plus d'une fois, avec deux à trois directs qui ont explosé en un mois. Pouvoir exploser plusieurs fois sur une même chaîne montre que ce format peut continuer à bénéficier des recommandations.
5. Évaluer si cela vaut la peine
Évaluez la concurrence. Prenons un exemple. Le mot-clé « squid game » est trop large en lui-même pour constituer une niche verticale. Mais parmi les résultats se trouve un direct vertical de mini-jeu, un direct ou une diffusion préenregistrée consacrée à un mini-jeu bien précis, avec 200 spectateurs simultanés : une bonne performance. Regardez ensuite combien d'autres directs diffusent le même jeu :
Sous ce mot-clé, il y a moins de 20 directs au total, dont 5 diffusent ce jeu. Chacun a du trafic : le moins suivi compte tout de même 9 spectateurs, deux directs tournent autour de 30 spectateurs, et leurs chaînes n'ont que 360 et 90 abonnés. Une niche comme celle-ci vaut absolument la peine. Si vous y entrez avec 5 comptes, il y aura 10 directs sur ce créneau, et il est possible que la moitié du trafic existant vous revienne.
Évaluez la durée. Selon la méthode du chapitre II, divisez par deux le nombre de spectateurs des directs de ce format, multipliez par le nombre d'heures que vous pouvez diffuser chaque jour, et vous obtiendrez une estimation du temps nécessaire pour cumuler 4 000 heures. Si le résultat dépasse six mois, ce format convient mieux pour vous entraîner que comme axe principal.
Attention à trois pièges dans les données :
- Ne mélangez pas les indicateurs. Les spectateurs simultanés d'un direct, les vues cumulées d'une rediffusion et les vues totales d'une chaîne sont trois données complètement différentes : on ne peut pas les comparer directement.
- Le nombre de spectateurs est gonflé. Comme dit plus haut, je conseille de le diviser par deux.
- Les listes de succès sont un échantillon de survivants. Qu'il s'agisse de ces 100 exemples ou de n'importe quelle liste de références, elle vous dit seulement « quels formats peuvent exploser », pas « quelle est la probabilité d'exploser ». Dans les données de notre propre réseau de chaînes, la médiane des vues par direct n'est que de 17 (voir chapitre VI). Une liste sert à choisir une direction, pas à estimer des revenus.
6. Valider au moindre coût : la méthode des 15 jours
Une fois deux ou trois formats candidats sélectionnés, ne misez pas tout d'un coup : faites un test à petite échelle sur un cycle de 15 jours :
- Répartition : au moins 2 à 3 comptes par format ; si vous avez d'anciens comptes, utilisez-les en priorité.
- Variantes : préparez environ 3 variantes de contenu pour un même format, en suivant le principe « une seule variable modifiée à la fois ».
- Rythme fixe : lancez le direct chaque jour au même créneau, sans dépasser 12 heures par direct.
- Suivi quotidien : notez pour chaque compte et chaque direct les vues, le pic de spectateurs simultanés et la durée de visionnage.
- Lecture des signaux : si, au cours des 15 jours, un format commence à générer des vues de rediffusion sur plusieurs comptes, avec quelques directs à plusieurs centaines ou milliers de vues, c'est qu'il réagit : vous pouvez ajouter des comptes et des variantes ; si tous les comptes restent à zéro ou à moins de dix vues, passez à un autre format et testez de nouveau.
Notez qu'une nouvelle chaîne met du temps à être recommandée. Dans nos tests, les rediffusions des nouvelles chaînes commencent à être distribuées au bout d'environ 20 jours, et le direct lui-même seulement vers 40 jours. Les 15 jours servent donc à voir « si ce format suscite une réaction », et non « s'il permet d'obtenir le YPP » ; avec une nouvelle chaîne, préparez-vous à un délai plus long.
7. Instantané des niches du dernier mois
Pour finir, voici une référence prête à l'emploi. Nous avons classé par format ces 100 directs verticaux très regardés issus de petites chaînes : sketchs en extérieur, bricolage de survie en extérieur, dessins animés « sirop ou piqûre », captures en pleine nature, ASMR anti-stress en gros plan, etc. Pour chacun des 9 formats, le nombre de cas, la médiane des vues, les images typiques et les raisons pour lesquelles il convient au direct sont réunis dans cet article : « Quels directs verticaux lancer sur YouTube ? 9 formats tirés de 100 directs viraux de petites chaînes du mois écoulé ».
IV. D'où vient le contenu des directs ?
Nous savons maintenant que des contenus très simples, des directs très courants en Chine, peuvent obtenir beaucoup de trafic sur YouTube. Prochaine question : comment produire ces contenus ?
Les directs verticaux qui explosent sur YouTube se répartissent grosso modo en trois catégories.
1. Jeux vidéo
Les jeux vidéo sont les plus simples. Enregistrer l'écran de votre téléphone pendant que vous jouez, trouver des enregistrements d'écran d'autres joueurs ou, si un jeu vous intéresse vraiment, le diffuser directement en direct sur YouTube : tout cela est assez facile.
Par exemple, Merge Fellas, un jeu du même type que le jeu de fusion de pastèques (style Suika), a connu une période de très forte popularité en 2025, avec souvent plus de 10 000 spectateurs simultanés, et il a encore du trafic aujourd'hui. Ce genre de direct vertical de mini-jeu est un classique indémodable sur YouTube. En 2025, des créateurs ont aussi diffusé en direct sur YouTube leurs enregistrements d'écran de Sheep a Sheep, et ont eux aussi obtenu des millions de vues.
2. Stands de rue, vie quotidienne, mises en scène
Sur des plateformes comme Douyin, Bilibili, Kuaishou ou Xiaohongshu (RedNote), vous pouvez trouver des créateurs de petite ou moyenne taille qui font des directs réguliers, leur demander une autorisation et retransmettre leurs directs en temps réel sur YouTube. Vous pouvez d'abord leur faire miroiter les perspectives et voir s'il y a du trafic, puis, s'il y en a, discuter d'un partage des revenus. Pour les très petits directs, personne ne fera vraiment attention si vous les retransmettez directement ; vous pourrez aussi aller discuter de l'autorisation avec le créateur une fois que ça aura décollé.
Par exemple, dans la niche chinese food, depuis 2025, une grande partie des directs sont gérés par des équipes basées en Chine.
3. IA et images
Pour cette catégorie, il suffit de s'inspirer des références et de les reproduire, sans avoir besoin de les copier. Le direct n'est pas comme les Shorts ou les vidéos longues : tant que le sujet est bien choisi et que le compte a du poids, il est facilement recommandé, sans exiger une grande qualité de contenu.
Par exemple, une nouvelle chaîne de direct IA a obtenu 10 millions de vues ; une nouvelle chaîne de direct d'images a elle aussi atteint 10 millions de vues, alors que ce qu'on voit à l'écran n'est en fait qu'une vidéo préenregistrée diffusée en boucle.
Si vous prévoyez de faire des directs avec des vidéos en boucle, commencez par regarder sur ShortsMonkey quels formats de Shorts ont récemment obtenu beaucoup de vues sur de petites chaînes, puis transformez ce type de format en contenus en boucle au format 9:16.
À partir de ces trois types de contenus, il existe trois façons de faire du direct :
- Diffusion en boucle : produisez des vidéos par enregistrement d'écran, tournage réel, fabrication artisanale, etc., puis diffusez-les en boucle pendant le direct. Convient à toutes les situations.
- Retransmission en temps réel : retransmettez le contenu en temps réel via le lien du direct d'origine. Convient si vous avez obtenu l'autorisation de retransmission du créateur d'origine, ou si vous ne craignez pas qu'il vous cause des ennuis.
- Direct avec une vraie personne : convient si vous voulez construire une marque personnelle à visage découvert sur YouTube.
V. Check-list de préparation avant le lancement
1. Rappels importants
- Aucune musique protégée par des droits d'auteur ne doit être diffusée pendant le direct, sous peine de recevoir un avertissement pour non-respect du Règlement de la communauté. Si vous ne savez pas reconnaître la musique protégée, tranchez net : à part la musique générée par IA par vous-même, n'utilisez aucune musique de tiers.
- Je conseille de produire vos propres contenus (tournage réel par vous-même, contenus d'amis, enregistrement d'écran pour les jeux), ou de retransmettre après avoir obtenu l'autorisation du créateur, afin de pouvoir prouver l'origine du contenu en cas de contestation. Les contenus enregistrés doivent être convertis en 9:16 ; pour une retransmission, choisissez un direct vertical, sinon ce ne sera pas un direct vertical.
- Si votre objectif est d'obtenir le YPP, ne dépassez pas 12 heures par direct : au-delà de 12 heures, les heures ne comptent pas pour le YPP. Si la chaîne contient déjà des Shorts et des vidéos longues sans rapport avec le contenu du direct, mieux vaut les supprimer.
- Avec une ancienne chaîne YouTube active, il est facile de décoller ; une chaîne nouvellement créée peut rester à zéro vue pendant plus d'un mois avant de décoller : sachez gérer vos attentes.
2. Les comptes
Utilisez en priorité votre ancienne chaîne YouTube, ou créez une nouvelle chaîne avec votre propre compte Google. L'activité du compte a une grande influence sur le décollage ; nous y reviendrons en détail plus loin.
3. Paramètres de la chaîne
- Dans YouTube Studio, ouvrez « Paramètres », puis « Chaîne » et « Accès aux fonctionnalités », et vérifiez que les « Fonctionnalités intermédiaires » sont activées. Si ce n'est pas le cas, suivez les instructions de la page pour valider votre numéro de téléphone.
- Cliquez sur « Créer » en haut à droite, puis sur « Passer au direct ». À la première utilisation, suivez les instructions pour choisir la diffusion via un encodeur (logiciel de streaming) et définir l'audience.
- Activez « Double flux ». Une fois cette option activée, YouTube génère une version verticale à partir du flux horizontal et la diffuse dans les Shorts : le direct horizontal et les Shorts reçoivent ainsi tous deux du trafic.
- Notez deux éléments : la clé de flux et le lien du direct. La clé de flux sert à envoyer l'image vers ce direct, c'est en quelque sorte son mot de passe ; le lien du direct sert à ouvrir le direct et à consulter le nombre de spectateurs et de vues. Ne les inversez pas.
- La diffusion doit être réglée sur « Publique ».
4. Un VPS pour envoyer le flux
Pour faire des directs sans surveillance, 24 h/24 sans interruption, il faut un VPS Linux hors de Chine pour envoyer le flux. Exigences : pouvoir se connecter à YouTube ; si vous voulez retransmettre des directs chinois, pouvoir aussi accéder aux plateformes de direct chinoises ; et disposer d'une bande passante et d'un débit suffisants.
Une offre d'entrée de gamme avec 1 cœur de processeur et 1 Go de RAM suffit : retransmettre 1 à 2 flux en même temps, ou en diffuser 2 à 3 en boucle, fonctionne de façon assez stable. Côté trafic, une formule à environ 21 dollars par an suffit à peu près pour faire tourner 2 directs 24 h/24 pendant un mois ; une formule à environ 35 dollars, pour environ 4. Je conseille de prendre directement celle à 35 dollars par an : à peine plus chère, elle offre bien plus de performances et de trafic, assez pour qu'une personne seule fasse tourner quatre ou cinq directs au début. Une fois le trafic épuisé, vous pouvez en racheter séparément.
5. Trois modes d'envoi du flux
Quel que soit l'outil utilisé, le principe est toujours d'envoyer depuis le VPS le flux vidéo vers la clé de flux YouTube. Les trois modes les plus courants :
| Mode | Cas d'usage | À préparer |
|---|---|---|
| Retransmission en temps réel | Retransmettre en temps réel sur YouTube un contenu en cours de diffusion | L'adresse du direct source, idéalement avec quelques directs de secours |
| Boucle de fichiers | Diffuser en boucle des vidéos existantes | Des fichiers vidéo importés à l'avance sur le VPS |
| Bascule sur fichier en cas de coupure | Retransmettre le direct source tant qu'il fonctionne, puis prendre le relais avec un fichier vidéo en cas de coupure | L'adresse du direct source et un fichier vidéo de secours |
Dans le mode bascule sur fichier, l'ordre de reprise est le suivant : source principale → source de secours → fichier vidéo de secours. Ainsi, quand le direct source s'arrête ou est coupé, le direct sur YouTube ne s'interrompt pas.
Déroulement du lancement : une fois que le VPS a commencé à envoyer le flux, revenez sur YouTube et attendez que l'aperçu s'affiche ; vérifiez que l'image et le son sont corrects, puis cliquez sur « Passer au direct ». Pour terminer, cliquez d'abord sur « Arrêter le flux » sur YouTube, puis arrêtez l'envoi du flux sur le VPS.
VI. Comment le trafic démarre, et à quoi s'attendre
1. Quatre facteurs qui influencent le décollage
- Activité du compte : ancien compte actif récemment > ancien compte actif par le passé > ancien compte jamais actif > compte tout neuf.
- Degré d'« océan bleu » de la niche : plus la niche a de trafic et moins il y a de concurrents en direct, plus les chances de décoller sont grandes.
- Spécialisation du contenu : de nombreux comptes diffusent longtemps dans une niche spécialisée et décollent progressivement, jusqu'à s'installer durablement en tête. D'abord s'assurer la victoire, ensuite livrer bataille.
- Répétition des contenus : retransmission directe > diffusion en boucle et réutilisation de contenus, mais ce n'est pas absolu.
2. Pour obtenir le YPP à grande échelle, il faut un réseau de chaînes
Voici les données de nos tests de directs récents, sur environ 20 jours.
Les 76 comptes disposant de données ont diffusé 597 directs au total, avec une médiane de seulement 17 vues par direct. Parmi eux, 105 directs ont fait zéro vue, et 252 autres moins de 100 vues. Seuls 14 comptes ont connu un succès viral, soit environ 18 % ; 35 directs viraux ont généré 85 % de l'ensemble des vues.
Si vous voulez obtenir le YPP sur de nombreux comptes grâce au direct, vous devez absolument gérer un réseau de chaînes. Parier sur la chance avec moins de dix comptes ne suffit pas : pour l'immense majorité des comptes, la distribution risque de rester bloquée à quelques unités ou quelques dizaines de vues.
3. Que faire en cas de zéro vue ?
Le direct dépend beaucoup du poids du compte. Environ 95 % des nouvelles chaînes démarrent à zéro vue : c'est une réalité objective, inutile de s'en inquiéter. Si vous avez d'anciens comptes, utilisez-les en priorité pour vos directs : la probabilité de zéro vue tombe alors à environ 50 %.
En maintenant l'activité de vos directs et la spécialisation de votre contenu, le poids du compte augmente progressivement. Les trois images ci-dessous montrent les vues d'un même groupe de comptes, avec les mêmes contenus, à différentes périodes. Au début, l'immense majorité des comptes étaient à zéro vue ou à quelques vues ; après avoir persévéré un certain temps, ils ont commencé à décoller progressivement. Ce cycle prend deux semaines dans le meilleur des cas, deux à trois mois dans le pire.
C'est aussi pour cela que je conseille de préparer davantage de comptes et de les gérer de façon automatisée, en y consacrant le moins de temps possible. Tant que l'activité des comptes n'est pas suffisante, surveiller les données tous les jours ne sert en réalité à rien.
Nous avons aussi publié un test réel qui suit deux comptes partis de zéro vue : combien de temps il leur a fallu pour commencer à être distribués, puis pour atteindre l'objectif, et comment ils se sont relancés après être retombés à zéro. Pour connaître le cycle complet, consultez « Directs YouTube bloqués à zéro vue : que faire ? Chronologie de distribution testée et méthodes de relance ».
4. Comment débuter
Pour qui : ceux qui croient en l'écosystème YouTube ou qui ont déjà de l'expérience dans la gestion de chaînes YouTube ; qui acceptent de ne pas voir de résultats nets pendant 1 à 3 mois ; qui ont de l'expérience dans la gestion d'un réseau de chaînes ou des compétences en automatisation.
Comment s'y prendre :
- Achetez 1 à 2 VPS, pour un coût annuel de 200 à 300 RMB ;
- Préparez au moins 5 à 10 chaînes YouTube ;
- Automatisez autant que possible, en consacrant 1 à 2 heures par jour à la gestion des directs de tous les comptes ;
- Testez les niches par cycles de 15 jours ; une fois le processus rodé et le YPP obtenu, cherchez comment passer à l'échelle.
5. Pourquoi cela vaut toujours la peine
Certains demanderont : le direct sur YouTube semble moins facile qu'avant, et il faut autant de comptes pour obtenir des résultats ; est-ce encore utile pour une personne ordinaire de s'y intéresser ?
Je retournerais la question : en Chine comme ailleurs, quelle autre plateforme vidéo d'envergure vous permet de faire des directs en masse, automatisés et sans surveillance, avec un cluster de VPS ? Où ailleurs une personne qui ne sait pas faire de vidéos peut-elle accéder à la monétisation ?
Le seuil est certes un peu plus élevé qu'avant, mais on peut toujours s'appuyer sur l'automatisation pour gérer en masse, et obtenir le YPP. De plus, obtenir le YPP n'est qu'une porte d'entrée pour comprendre YouTube et la monétisation à l'international. Quand les usages du direct seront explorés plus en profondeur, des pistes plus rentables apparaîtront forcément : peut-être la vente en direct, peut-être les dons des spectateurs, peut-être une audience propre à l'international. L'expérience accumulée aujourd'hui vous permettra alors d'avoir votre part du gâteau parmi les premiers.
VII. Autres façons d'exploiter le direct YouTube
Pour finir, je partage brièvement quelques pistes qui me semblent très prometteuses, simplement pour lancer la réflexion.
1. Vente en direct et audience propre
Certains directs de vente de jade n'ont que cent ou deux cents spectateurs simultanés : demandez-vous s'ils gagnent de l'argent. Certains directs utilisent aussi des méthodes pour attirer du trafic qui seraient quasiment impossibles sur les plateformes chinoises, mais qui fonctionnent sur YouTube.
2. Gagner des revenus avec des directs horizontaux
Récemment, un grand nombre de nouvelles chaînes sont apparues sur YouTube avec des directs horizontaux diffusant de l'ASMR, de la musique et d'autres contenus de ce type, avec un trafic très important. Nous testons aussi, et il y a effectivement du trafic. Plus important encore, nous avons constaté qu'à nombre de vues égal, le RPM des directs horizontaux est même légèrement supérieur à celui des vidéos longues. Avec le même contenu, beaucoup de comptes n'ont aucun trafic en vidéo longue, mais en obtiennent en direct. L'un de ces comptes dépasse les 10 000 spectateurs simultanés aux heures de pointe, sans aucune commune mesure avec le trafic de ses vidéos longues.
3. Construire une marque personnelle et une marque commerciale
Nous avons repéré un grand nombre de comptes de direct atteignant le million, voire les dix millions de vues, tous issus d'un même studio : des personnes différentes, qui filment le même contenu, et qui ont capté en un mois plusieurs centaines de millions de vues en direct avec quelques dizaines de comptes. Chacun d'entre nous est capable de tourner ce genre de contenu. Utilisé pour construire une marque personnelle ou une marque commerciale, le retour sur investissement serait considérable. Nous préparons d'ailleurs, nous aussi, des tests de tournage réel.
J'espère que cet article vous ouvrira de nouvelles perspectives sur le direct YouTube, et j'ai hâte de voir davantage de créateurs inventer de nouvelles façons de faire du direct.